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HPLC et spectrométrie de masse : bases de l’analyse des peptides

Deux méthodes, deux questions : la HPLC répond à « quelle pureté ? », la spectrométrie de masse à « est-ce la bonne molécule ? ». Ce qui se cache derrière pic, temps de rétention et m/z.

Réservé à la recherche
  • Publié2026-09-19
  • Mis à jour2026-09-19
  • AuteurRédaction GPeptides (exploitant)

HPLC : séparer et mesurer

En chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC), l’échantillon dissous est pompé sous pression à travers une colonne. Les constituants migrent à des vitesses différentes selon leur interaction avec le matériau de la colonne et en sortent à des moments différents – le temps de rétention. Un détecteur, pour les peptides généralement UV à 210–220 nm, enregistre un chromatogramme : un signal en fonction du temps, avec un pic par substance.

Colonne, gradient, détecteur

Pour les peptides, on travaille presque toujours en phase inverse : la phase stationnaire est apolaire, le plus souvent des chaînes C18 sur silice, et la phase mobile un mélange d’eau et d’acétonitrile additionné d’un acide. La proportion d’acétonitrile augmente pendant l’analyse ; c’est le gradient. Plus il est progressif, mieux deux substances de polarité voisine se séparent, et plus l’analyse dure. La longueur d’onde compte autant : vers 214 nm, c’est la liaison peptidique qui absorbe ; vers 280 nm, seuls les résidus aromatiques répondent.

Comment on en déduit une pureté

La surface sous le pic principal est rapportée à la surface totale de tous les pics. Le résultat s’exprime en pourcentage de surface – le chiffre indiqué comme pureté dans le certificat d’analyse. Les pics secondaires proviennent typiquement de séquences tronquées, de variantes oxydées ou de résidus de groupes protecteurs issus de la synthèse. Le calcul suppose que toutes les substances absorbent de la même manière, ce qui n’est qu’approché : il mesure un signal, il ne dénombre pas des molécules.

Spectrométrie de masse : l’identité

La spectrométrie de masse (MS) ionise l’échantillon et mesure le rapport masse sur charge (m/z). Les peptides portent souvent plusieurs charges, de sorte qu’une molécule apparaît sous forme d’une série de signaux. On en calcule la masse moléculaire, que l’on compare à la valeur théorique de la séquence. Si les deux concordent, l’identité est confirmée.

De la série d’ions à la masse

L’ionisation par électronébulisation produit, à partir d’une même molécule, des ions portant deux, trois charges ou davantage ; chaque charge supplémentaire abaisse le m/z. Le logiciel recombine cette série – c’est la déconvolution – et en déduit une masse neutre unique. Deux conventions coexistent : la masse moyenne, qui tient compte de l’abondance naturelle des isotopes, et la masse monoisotopique, calculée sur les plus légers. Pour un peptide de quelques milliers de daltons, l’écart se chiffre en unités ; un certificat qui ne précise pas laquelle il indique explique bien des écarts apparents.

Pourquoi les deux sont nécessaires

La HPLC seule montre qu’une substance domine – pas laquelle. La MS seule montre que la bonne molécule est présente – pas dans quelle proportion. Ce n’est qu’ensemble qu’elles répondent aux deux questions auxquelles un réactif de recherche doit satisfaire. Le couplage des deux techniques permet en outre d’attribuer une masse à chaque pic secondaire, donc de nommer les impuretés.

Termes du certificat

  • Temps de rétention : durée jusqu’à la sortie de la colonne ; caractéristique de la substance dans les conditions choisies, non transposable à une autre méthode.
  • Pourcentage de surface : part du pic principal dans la surface totale – l’indication de pureté.
  • m/z : rapport masse sur charge d’un ion dans le spectre.
  • Masse théorique : masse moléculaire calculée à partir de la séquence ; valeur de référence.

Ce que ces méthodes ne mesurent pas

Ni l’une ni l’autre ne renseigne sur la teneur en eau, sur les contre-ions ou sur la masse nette de peptide par flacon ; ces points sont traités dans le guide Pureté des peptides de recherche. Les métaux lourds et les endotoxines relèvent d’analyses distinctes. Enfin, un résultat ne vaut que pour la marchandise analysée : chaque certificat publié dans l’espace laboratoire nomme le produit contrôlé et la date de l’analyse, et les produits sans certificat publié y sont marqués « en attente ». Les analyses que GPeptides commande régulièrement sont décrites dans la rubrique Analytique et assurance qualité et dans le guide Contrôle qualité.

Pour appliquer cela à un document concret, poursuivez avec le guide Bien lire un certificat d’analyse.

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